Corps critiques et corps politiques
Mettre en jeu les corps politiques dans l’art chorégraphique. En quoi les corps dansants échappent-ils aux normes et aux codes ? En quoi rejoignent-ils alors des positionnements philosophiques qui privilégient une vigilance critique ? Comment la danse peut-elle favoriser une présence des corps déjouant les attendus et les assignations ?
L’enjeu chorégraphique sera de laisser au corps une liberté, une part d’inconnu. Et ce mot « inconnu » a, ici, belle part. Forte gageure. Peut-être cela ne sera-t-il pas possible. Nous ne le savons pas encore. Là est notre pari…
Chaque épisode aborde cette question, mais ce dernier s’attache à ce pari impossible, éminemment philosophique, de conjuguer intentions et actualisations. C’est quoi le corps là-dedans ? Dans tout ça ? Ici, ailleurs ? Ces morts, en plein d’endroits du monde, et ces vivants qui font quoi, qui activent quoi, qui artistent quoi ?
Comment on danse ? Comment je danse ?
Quelle est la place de l’art dans notre société ? Cette question semble actuellement cruciale. Ce dernier épisode de la série, en recherche, voudrait questionner ce que chaque personne peut activer avec son corps et ses synapses, avec cette drôle de chose qui nous fait danser, penser, être enthousiaste et lucide, délirant et vigilant.
En conscience. En dansant.
Avec le peu et le beaucoup…
Less is more ?
Interprétation : Geisha Fontaine
Musique : Baptiste Beignon-Pivert (clarinette, flûtes traditionnelles)
